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Federer « C’était un match crucial. »

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Vainqueur 4–6, 7–5, 6–1 de Fernando Verdasco pour son entrée dans le Masters, Roger Federer était assez détendu en confé­rence de presse. Le Suisse, sous pres­sion durant un set et demi, a su prendre la mesure de son adver­saire au meilleur moment, brea­kant l’Espagnol sur sa première occa­sion pour glaner la deuxième manche.

Qu’avez vous dû faire pour renverser la situation ?
J’ai senti au début du deuxième set que je retour­nais mieux. Le premier jeu a été très rapide, je ne sais même pas si je peux analyser ce jeu, parce qu’il y a eu quatre points, dont une double faute. J’ai dû courir après le score par la suite. Toute la première manche, je n’ai su relancer norma­le­ment. Cela arrive, mais il jouait comme il le fallait en variant, et en étant agressif. Il jouait le bon coup. J’étais mené un set, et dans la deuxième manche, j’ai dû mettre plus de sécu­rité dans mes coups pour trouver de la longueur, pour trouver mon rythme. C’est le moment où j’ai senti que je pouvais faire la diffé­rence. J’ai eu des occa­sions de break assez tard, j’au­rais pu en avoir plus tôt si j’avais mis mon tennis en place plus rapi­de­ment, mais c’est venu à la fin du deuxième set. C’était un moment capital pour moi parce que je savais que plus le match dure­rait, plus il irait dans mon sens plutôt que dans le sien. Au troi­sième, j’ai pu me libérer mon complè­te­ment. C’est là où je suis défi­ni­ti­ve­ment entré dans le match. C’était un match crucial pour moi, afin de commencer les phases de poule avec une victoire. Fernando est un grand joueur et je suis heureux d’avoir été capable de m’en sortir.

Quelles sont les prin­ci­pales diffé­rences entre Fernando Verdasco et Rafael Nadal ?
Il essaye de le copier parfois. Ils ont des jeux assez simi­laires. J’ai toujours essayé de ne pas copier mes idoles, Edberg, Becker et ça m’a donné raison. Cette année il a été très solide, il a très bien joué aujourd’hui. Il a des capa­cités que Rafa n’a pas, et Rafa sait faire des choses que lui ne fait pas. C’est assez inté­res­sant de le suivre. 

Comment trouvez‐vous les condi­tions de jeu ici ?

Bonnes. Les spec­ta­teurs ont été bien. Les jeux de lumières sont uniques. Le fait de ne pas voir le public concentre l’at­ten­tion sur les joueurs. C’est un peu inha­bi­tuel. Mais on a pu s’en­traîner dans ces condi­tions. C’était très agréable de joueur comme cela, ce n’est pas comme Wimbledon, mais ça reste spécial.

Et la surface vous convient‐elle ?
Elle est égale pour tous les types de jeu. Si vous voulez jouer loin derrière votre ligne, vous pouvez. Si vous voulez avancer dans le court égale­ment. C’est pour­quoi je pense que c’est une bonne surface pour les World Tour Finals.

Si vous comparez à Paris, comment jugez‐vous la rapi­dité des courts ici ?
Ce n’est pas plus rapide. Paris était plus rapide je pense, mais je n’ai joué qu’un seul match là‐bas, vous devriez demander à quelqu’un qui y est resté plus long­temps (sourire). Je me suis entrainé à Roland Garros sur cette surface (de Bercy) le reste de la semaine. Après cela dépend qui vous jouez. J’ai joué contre Benneteau qui est venu au filet, alors ça vous donne l’impression que le court est plus rapide. 

De votre envoyé spécial à Londres

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