Aurélien Pajot, ex‐chauffeur personnel de Rafael Nadal : « Plusieurs fois, au moment de se dire au revoir après l’avoir emmené à l’aé­ro­port, il m’of­frait un cadeau, son sac, une paire de chaus­sures dédi­ca­cées, sans que je n’aie rien demandé »

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Rafael Nadal ayant annoncé que la fin de sa carrière inter­vien­drait à l’occasion des phases finales de la Coupe Davis (du 19 au 24 novembre), le monde du tennis rend hommage depuis deux jours à la légende espagnole. 

Le journal L’Équipe a ressorti pour l’oc­ca­sion une série de témoi­gnages dans laquelle des personnes de l’or­ga­ni­sa­tion de Roland‐Garros soulignent la classe de Rafa. 

Aurélien Pajot, chauf­feur personnel de l’homme aux 14 titres Porte d’Auteuil, raconte notam­ment quelques anec­dotes savoureuses. 

« Un lien s’est créé avec le temps. Quand on se retrou­vait chaque année, il y avait une grande acco­lade. On s’en­voie parfois quelques textos, pour se souhaiter la bonne année et prendre des nouvelles de la famille. Dans la voiture, avec son équipe, soit ils parlaient en major­quin, que je ne compre­nais pas, soit en castillan, ce qui voulait dire que j’étais convié à parti­ciper à la discus­sion. On n’a quasi­ment jamais parlé de tennis, plutôt de foot, de poten­tiels trans­ferts, du Real Madrid, etc. Rafa n’est vrai­ment pas un client diffi­cile. À part le trajet au stade, chez un sponsor ou dans un restau­rant, il est très peu exigeant. Je me souviens juste d’une fois où on s’était arrêtés sur les Champs‐Élysées parce qu’il voulait s’acheter une glace. Autant vous dire qu’il y a rapi­de­ment eu foule dans le magasin ! Ce qui m’a marqué en dix ans, c’est sa gentillesse. Plusieurs fois, au moment de se dire au revoir après l’avoir emmené à l’aé­ro­port, il m’of­frait un cadeau, son sac, une paire de chaus­sures dédi­ca­cées, sans que je n’aie rien demandé. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.