Djokovic : « J’ai encore un petit trau­ma­tisme. Quand j’en­tends des feux d’ar­ti­fices, cela me rappelle l’ex­plo­sion des bombes et des grenades »

19732

Lors d’une inter­view accordée au Today Show en Australie où il s’est incliné contre Jannik Sinner en demi‐finales, Novak Djokovic s’est livré sur les diffi­cultés éprou­vées lorsqu’il est loin de ses enfants, Tara et Stefan, et de sa femme Jelena, mais aussi sur les consé­quences de son enfance diffi­cile dans une Serbie en guerre. 

« Si la force de surmonter l’ad­ver­sité est liée à ce que j’ai vécu enfant ? C’est possible. Je ne sais pas dans quelle mesure, mais il y a certai­ne­ment un lien avec mon éduca­tion. J’avais 12 ans lorsque nous avons subi des bombar­de­ments pendant deux mois et demi, jour et nuit. Parfois, cela me revient à l’es­prit. Quand j’en­tends des feux d’ar­ti­fice, cela me rappelle l’ex­plo­sion des bombes et des grenades. Ce n’est pas très agréable, j’ai encore un petit trau­ma­tisme. Je pense que le courage, la rési­lience, l’es­prit de ne jamais aban­donner sont liés à ces moments et je pense que cela remonte parfois à la surface », a avoué l’homme aux 24 titres du Grand Chelem. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.