Quentin Halys sur Nadal : « On ne le saura jamais mais s’il avait été droi­tier, il aurait été proba­ble­ment moins dur à breaker »

46308

« Je ne sais pas si on a déjà vu quelqu’un passer autant à côté de son année mais faire deux gros résul­tats en Grand Chelem », s’in­ter­ro­geait Quentin Halys, surpris du parcours à l’US Open de Ben Shelton, qu’il a battu plutôt tran­quille­ment (6−3, 6–2) au 2e tour du tournoi d’Auckland en tout début d’année.

Lors de cette inter­view accordée à Eurosport, le 70e mondial a égale­ment commenté le service du jeune améri­cain en parlant au passage de Rafael Nadal. 

« Il est gaucher, c’est quand même déjà diffé­rent. Les droi­tiers, on n’a pas l’ha­bi­tude. Tout est inversé en fait, on prend le slice de l’autre côté, c’est quand même très diffé­rent. Des mecs comme Feliciano Lopez ou Gilles Müller, même s’ils sont un peu moins bon en fond de court, le fait de jouer un grand gaucher qui sert bien, on sait que ça va être un match chiant. Je mets Rafa dans la caté­gorie des bons serveurs, c’est très dur de le breaker, proba­ble­ment plus que s’il avait été droi­tier. On ne le saura jamais, bien sûr, mais le fait d’en jouer rare­ment parti­cipe au manque de repère. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.