Tsitsipas met les choses au clair : « Mes remarques sur Kyrgios n’avaient pas pour but de criti­quer son intel­li­gence ou ses capa­cités. Au contraire, j’ai simple­ment voulu exprimer mon point de vue sur certains aspects de son style de jeu »

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« Kyrgios a une approche inculte du tennis. C’est un sport de gent­leman, c’est une ques­tion de respect. Nous ne jouons pas au basket‐ball », lâchait Stefanos Tsitsipas dans la deuxième saison de la série Break Point, au moment de revenir sur son duel très contre Nick Kyrgios au troi­sième tour de l’édition 2022 de Wimbledon.

Alors que cette décla­ra­tion a beau­coup fait parler, le Grec a tenu à mettre les choses au clair dans un long texte publié sur Facebook.

« Je souhaite aborder un sujet qui me tient à cœur. J’ai appris que certaines personnes avaient mal inter­prété mes commen­taires concer­nant Nick Kyrgios, le quali­fiant d’in­culte et l’ac­cu­sant d’in­tro­duire une menta­lité de basket­teur dans le tennis, insi­nuant du racisme là où il n’y en a pas. Permettez‐moi de saisir cette occa­sion pour clari­fier les choses et recti­fier les malen­tendus qui ont pu surgir. Tout d’abord, je tiens à souli­gner que je n’ai aucun préjugé à l’égard de qui que ce soit en raison de ses origines, de son appar­te­nance ethnique ou de ses centres d’in­térêt. Je regrette profon­dé­ment que mes propos aient été mal inter­prétés ou aient offensé, car telle n’était pas mon inten­tion. Mes remarques précé­dentes concer­nant Nick Kyrgios n’avaient pas pour but de criti­quer son intel­li­gence ou ses capa­cités. Au contraire, j’ai simple­ment voulu exprimer mon point de vue sur certains aspects de son style de jeu, en établis­sant des compa­rai­sons avec la passion et l’in­ten­sité souvent asso­ciées au basket‐ball. Il s’agis­sait de souli­gner la nature dyna­mique et capti­vante de son approche du jeu, et non de criti­quer son carac­tère ou ses capacités. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.