« Aujourd’hui, lors­qu’un athlète s’op­pose au gouver­ne­ment et le critique, même une star mondiale comme Djokovic, il finit par être consi­déré comme un « moins que rien », un « traître » explique Ivan Protic, journaliste.

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Nos confrères d’As, le site 100% sport espa­gnol, reviennent sur le boycott du gouver­ne­ment serbe qui a décidé de ne plus soutenir ou faire réfé­rence à Novak Djokovic. 

Ce mouve­ment a eu lieu après que le numéro 1 mondial ait décidé de soutenir les étudiants lors des mani­fes­ta­tions menées contre le gouver­ne­ment suite au drame de la gare de Novi Sad en février. 

Depuis, rien ne s’est arrangé et cela a même poussé le frère de Novak, direc­teur du tournoi ATP250 de Belgrade a annulé l’évè­ne­ment pour le relo­ca­liser à Athènes.

« Tous les gouver­ne­ments serbes ont utilisé les succès des athlètes pour accroître leur popu­la­rité et les inté­grer à leur parti. Mais aujourd’hui, lors­qu’un athlète s’op­pose au gouver­ne­ment et le critique, même une star mondiale comme Djokovic, il finit par être consi­déré comme un « moins que rien », un « traître » ou un « sportif discret » explique notam­ment pour As, le jour­na­liste Ivan Protic.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.