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Pouille (670e, qualifié pour le grand tableau) : « Il y a un moment à 3–0, j’ai croisé le regard de mon frère et je l’ai vu un peu ému, ça m’a touché. J’essaye de ne regarder que mes coachs qui étaient un peu moins dans l’émo­tion pour rester dedans, sinon ça me submerge et c’est un peu trop »

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L’histoire est magni­fique pour Lucas Pouille, tombé à la 670e place mondiale après des années de galère mais qualifié pour le tableau final de Roland‐Garros. En larmes au moment de célé­brer sa victoire sur le court numéro 14 jeudi, l’an­cien 10e joueur mondial et demi‐finaliste de l’Open d’Australie 2019 a évoqué en confé­rence de presse sa gestion des émotions durant la partie. 

« Je ne l’ai pas encore vue (sa femme, victime d’un petit malaise pendant le match et très émue à la fin, ndlr). Je ne les regarde pas trop parce qu’il y a un moment à 3–0, j’ai croisé le regard de mon frère et je l’ai vu un peu ému, ça m’a touché. J’essaye de ne regarder que mes coachs, Eric (Winogradsky) et Enzo (Py) qui étaient un peu moins dans l’émo­tion pour rester dedans, sinon ça me submerge et c’est un peu trop. Elle était là chaque jour, ça fait douze ans qu’elle vit à mes côtés, qu’elle vit tennis, qu’elle est là dans les bons comme dans les pires moments, donc c’est pas facile pour elle non plus quand je ne vais pas bien, mais elle a toujours fait face », a raconté Lucas dans des propos rapportés par L’Equipe.

Il connaîtra son adver­saire au 1er tour ce vendredi soir. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.