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Evans, injus­te­ment sifflé par une partie du public : « Tu termines le match. C’est ma façon de faire. Et c’est comme ça que j’ai été élevé. Tu restes jusqu’à la fin et tu serres la main de l’adversaire »

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Tennis : Us Open 2024 -

Après son incroyable et magni­fique sacri­fice pour accom­pa­gner Andy Murray lors des Jeux Olympiques de Paris, Daniel Evans s’est une nouvelle fois distingué pour son atti­tude exemplaire. 

Alors qu’il aurait pu aban­donner à l’issue de son deuxième set remporté face à Alex De Minaur au troi­sième tour de l’US Open cette nuit, le Britannique, blessé au niveau de la hanche, a préféré terminer le match et encaisser un double 6–0. Un compor­te­ment respec­tueux pour son adver­saire mais pour­tant peu apprécié par une partie des spec­ta­teurs qui ont décidé de le conspuer sur certains points où il ne s’en­ga­geait pas totalement. 

En confé­rence de presse après la rencontre, l’ac­tuel 184e mondial s’est expliqué. 

« Tu termines le match. C’est ma façon de faire. Et c’est comme ça que j’ai été élevé. Tu restes jusqu’à la fin et tu serres la main de l’ad­ver­saire. Et il m’a dit : ‘Merci d’être resté, respect’. Et ce n’est pas pour cela que je fais ce métier. Mais les gens viennent et paient, certains sont contents, d’autres non. Après le deuxième set, on peut lire 6–0 6–0. Mais ce n’est pas grave, je n’en ai rien à foutre si c’est écrit 6–0, 6–0 sur le tableau d’af­fi­chage. Je suis resté sur le terrain pour me battre jusqu’à la dernière balle. Mon aine et ma hanche sont doulou­reuses depuis le premier match. Je serai rétabli après quelques jours de repos », a déclaré Evans dont l’at­ti­tude a d’ailleurs été souli­gnée par Alex De Minaur.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.