Mayar Sherif (59e mondiale) sur le conflit israélo‐palestinien : « Il y avait des jours où je me couchais en pleu­rant. Je me deman­dais ce que je faisais sur le court, à jouer au tennis »

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Au cours d’une longue inter­view accordée à nos confrères espa­gnols de Puntodebreak, l’Égyptienne Mayar Sherif, 59e joueuse mondiale, a notam­ment été inter­rogée sur la situa­tion au Moyen‐Orient et la manière dont elle le vivait. 

« Ce n’est pas facile, il y avait des jours où je me couchais en pleu­rant. La situa­tion est très triste, les premières semaines m’ont beau­coup affecté, c’est toujours très triste. À un moment où je me deman­dais ce que je faisais sur le court, à jouer au tennis ? Je fais un spec­tacle pour les gens, je gagne des milliers de dollars chaque semaine ; Pendant ce temps, dans d’autres pays, il y a des enfants qui s’inquiètent pour leur vie, pour avoir de l’eau. C’est triste, ça affecte beau­coup le cerveau, je pensais beau­coup à ça et pas telle­ment à l’en­traî­ne­ment. Il est normal que concen­tra­tion et moti­va­tion ne soient pas les mêmes. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.