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Doit‐on être inquiet pour Federer ?

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Forfait au Masters 1000 de Madrid en raison d’une bles­sure au dos, Roger Federer vit une première partie de saison 2016 plus que perturbée. Et le réveil d’une douleur au dos interpelle…

Après le genou, le dos. Roger Federer n’est pas gâté depuis janvier. Blessé au genou gauche après l’Open d’Australie, le Suisse avait renoncé aux tour­nois de Rotterdam, Dubaï et Indian Wells. Malade, il s’était retiré de Miami. Cette fois, c’est son dos qui s’est réveillé et l’empêche de tenir sa place dans la capi­tale espa­gnole. Après avoir disputé le Monte‐Carlo Rolex Masters, le Bâlois a peut‐être compensé. Il s’est expliqué en confé­rence de presse. « Quand je suis arrivé ici, j’étais bien. Puis je me suis entraîné samedi et j’ai senti une douleur au dos qui m’a contraint à arrêter préma­tu­ré­ment mon entraî­ne­ment au bout d’une heure et quart alors que je devais jouer deux heures. »

Cet épisode n’est pas sans rappeler celui de la saison 2013 où il avait vécu une année pourrie en raison de son dos. Ou encore son forfait en finale du Masters 2014, une semaine avant la finale de Coupe Davis à Lille. « Avant la Coupe Davis, il s’agis­sait de la pire douleur que j’ai jamais ressentie. Là, je fais face à un problème de dos clas­sique comme j’en ai déjà eu parfois dans le passé. Et c’est une bonne chose car je sais comment le gérer. Je sais le temps qu’il me faudra pour revenir. Parfois, cela peut varier de quelques jours. »

Il est évidem­ment trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme. Le passé le prouve. Mais à bientôt 35 ans (le 8 août prochain), le corps peut aussi dire stop. D’autant plus qu’au cours de sa confé­rence de presse, le Bâlois est apparu assez marqué sans pour autant être inquiet car il veut être présent dès la semaine prochaine à Rome. « Mon objectif est de jouer à Rome, d’y arriver assez tôt pour bien me préparer et d’y faire un bon tournoi. Mais atten­dons de voir comment évoluent les choses. Si je ne joue pas à Rome, ce n’est pas la fin du monde. »

Roger Federer a toujours été opti­miste. Il prend du plaisir à être sur le circuit et n’éprouve pas la moindre lassi­tude. Il a le feu sacré. Mais ce premier semestre inter­pelle. Si la saison sur terre battue ne constitue pas une prio­rité même s’il souhaite « être à 100% à Roland Garros », le numéro trois mondial ne vit pas la meilleure prépa­ra­tion possible pour ses deux grands objec­tifs que sont Wimbledon et les Jeux Olympiques de Rio. À moins que ce repos forcé ne soit pas la meilleure chose qui puisse lui arriver pour arriver frais pour un été qui s’an­nonce palpitant…

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