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Alexandre Muller, tombeur d’Ugo Humbert : « Tu vois le mec avec une attelle, c’est dur de ne pas se dire : ‘Je vais essayer de jouer haut sur son revers’ »

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Malgré sa bles­sure à la main gauche, contractée de manière assez impro­bable, Ugo Humbert a décidé de pour­suivre la saison sur terre battue. Et face à son compa­triote Alexandre Muller au deuxième tour du Masters 1000 de Madrid, le numéro 2 fran­çais, 22e mondial, a perdu son troi­sième match sur quatre depuis qu’il porte une attelle : 6–2, 6–7(3), 7–6(5), en 2h32 de jeu. 

Dans des propos relayés par L’Equipe après sa victoire, Alexandre Muller a expliqué avoir vécu un match très parti­cu­lier et pas très agréable. 

« C’est telle­ment dur de ne pas y penser ! Tu vois le mec avec une attelle, c’est dur de ne pas se dire : ‘Je vais essayer de jouer haut sur son revers.’ Je pense que j’ai un peu trop pensé à lui. J’en ai perdu mes schémas. C’était un match compliqué, tacti­que­ment et menta­le­ment, mais le prin­cipal c’est d’avoir réussi à m’en sortir à la fin. J’ai su rester calme. Aujourd’hui, c’était le boulot ! Comme je l’ai dit à Xav (Pujot, son entraî­neur) après le match : c’était 2h30 de souf­france. C’était horrible ! J’essayais de lutter contre moi‐même pour rester calme, lutter contre mon tennis qui n’était pas top aujourd’hui. Mais s’il n’était pas top, c’est aussi parce qu’Ugo me mettait beau­coup de pres­sion et jouait très bien par moments. J’entamais les points sous pres­sion sans cesse. »

Pour une place en huitièmes de finale, Muller (39e mondial) affron­tera Frances Tiafoe.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.