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Qinwen Zheng en remet une couche sur Wim Fissette : « Je comprends qu’Osaka puisse lui faire une meilleure offre mais cela ne signifie pas que je lui pardon­nerai d’avoir pris une telle déci­sion. J’ai pleuré en enten­dant cela »

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« Il a rompu le contrat, ce qui est très immoral. C’est son choix, je vais le respecter. Je ne veux plus parler de cette personne », lâchait la 23e joueuse mondiale Qinwen, au moment d’an­noncer que son entraî­neur, Wim Fissette, allait retrouver Naomi Osaka (de retour début 2024 après être devenue maman) avec qui il a colla­boré entre 2019 et 2022. 

Avant son premier tour contre Elena Rybakina à Pékin, la Chinoise a fina­le­ment fait quelques révé­la­tions supplémentaires. 

« Pendant l’US Open, je savais qu’il avait des contacts avec l’équipe d’Osaka. Juste après ma défaite, il m’a dit qu’il avait l’im­pres­sion de ne pas avoir de lien avec moi. Il ne m’avait jamais dit cela aupa­ra­vant. Je me suis sentie très bizarre. J’ai parlé à mon manager. Je lui ai demandé s’il irait dans l’équipe d’Osaka. Il m’a répondu que non, que ce n’était pas son genre. Mais après une semaine après, il m’a soudain annoncé qu’il allait retra­vailler avec Osaka. Cela a eu un impact consi­dé­rable sur moi, sur les membres de mon équipe et sur ma famille. J’ai pleuré en enten­dant cela. Il n’y a pas eu de disputes, pas d’ar­gu­ments dans notre colla­bo­ra­tion. Il n’y avait rien de nouveau pour moi dans cette colla­bo­ra­tion, mais il n’a rien fait de mal non plus. J’ai pensé que la fin de cette colla­bo­ra­tion était contraire à l’éthique. Je comprends qu’Osaka puisse lui faire une meilleure offre. Je comprends que, de son point de vue, ce soit une meilleure posi­tion. Il a une famille à charge. Je comprends sa déci­sion, mais cela ne signifie pas que je lui pardon­nerai d’avoir pris une telle décision. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.