Mouratoglou répond à Federer : « Je ne suis pas d’ac­cord avec lui quand il dit qu’il aime­rait voir Alcaraz et Sinner jouer sur des courts plus rapides. Cela rendrait le tennis moins passionnant »

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« Ce que nous aime­rions voir, c’est Alcaraz ou Sinner devoir s’adapter à une vitesse fulgu­rante, puis disputer le même match sur un court ultra lent et voir comment cela se passe », a récem­ment déclaré Roger Federer lors de son passage dans le podcast d’Andy Roddick.

Dans une nouvelle vidéo postée sur Instagram, l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou a exprimé son désac­cord avec le maestro suisse. 

« Federer a déclaré qu’il aime­rait voir Alcaraz et Sinner jouer sur des courts plus rapides. Je ne suis pas d’ac­cord, cela rendrait le jeu moins passion­nant. Ce sont les longs échanges qui rendent le tennis si diver­tis­sant aujourd’hui ! Et nous n’avons pas vrai­ment eu l’oc­ca­sion non plus de voir Federer, Nadal et Djokovic sur des courts rapides. Ce n’est pas une nouveauté. Si nous avions conservé les surfaces très rapides, le jeu serait complè­te­ment diffé­rent, et je pense qu’il serait vrai­ment ennuyeux. Comment renvoyer les services de Reilly Opelka ou ceux de Zverev ou Shelton ? Le jeu devien­drait très ennuyeux. Personnellement, je ne regrette donc pas ce chan­ge­ment. Il y aurait peut‐être eu d’autres options, comme raccourcir le carré de service ou ralentir les balles, je ne sais pas. Mais c’est une déci­sion qui a été prise, et nous devons main­te­nant nous en accommoder. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.