Ramos‐Vinolas (112e) sur l’après Federer, Nadal et Djokovic : « Le tennis aujourd’hui, c’est frapper fort et ne pas trop réfléchir »

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Lors d’une longue inter­view accordée à nos confrères de Punto de Break, l’ex­pé­ri­menté Albert Ramos‐Vinolas, toujours 112e mondial à 36 ans, évoque le tennis d’au­jourd’hui et du futur avec peu d’emballement.

Question : « Vivrons‐nous à nouveau un âge d’or du tennis ? Je ne parle pas seule­ment du Big 3, mais de Berdych, Tsonga, Ferrer, Del Potro, cette classe moyenne de grands terriens et aussi de grands bombar­diers… Et main­te­nant que tout semble un peu plus homo­gène, y a‑t‐il de la place pour la renais­sance du revers à une main, pour l’ap­pa­ri­tion d’autres styles… ? »

Ramos‐Vinolas : « Non. Le tennis, et encore plus avec ces balles, c’est frapper de plus en plus fort et plus à plat… et sans ordre. Il s’agit main­te­nant de frapper fort, de faire des points courts et de ne pas trop réflé­chir (…) Penser peu et frapper fort. Dans le tennis, tout va de plus en plus vite. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les statis­tiques. Je travaille avec des gens qui analysent les statis­tiques et les points de 1 à 4 coups repré­sentent 60 à 70% des échanges. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.