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Georges Goven sur le « bébé » de Federer : « Tout au long de l’année, ces joueurs se parlent moyen­ne­ment, ils ne dînent jamais ensemble, ils se voient peu. Et d’un seul coup, ils sont réunis ensemble sous la même bannière »

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Aux commen­taires sur Eurosport de la septième édition de la Laver Cup ce samedi, Georges Goven, ex‐56e mondial et ancien capi­taine des équipes de France, a donné son avis sur la compé­ti­tion créée en 2017 par Roger Federer et son agent, Tony Godsick. 

« J’ai un regard plutôt positif sur un événe­ment qui draine autant de public, qui réunit autant de cham­pions. Il y a quand même une riva­lité comme dans la Ryder Cup de l’Europe contre le reste du monde. Ça permet à tous ces joueurs de commu­nier un peu ensemble alors que toute l’année, ce sont des oppo­sants. Tout au long de l’année, ils se parlent moyen­ne­ment, ils ne dînent jamais ensemble, ils se voient peu. Et d’un seul coup, ils sont réunis ensemble sous la même bannière. Je trouve ça sympa, d’un point de vue humain. Pour l’ins­tant, c’est toujours une exhi­bi­tion. Mais elle est fort sympa­thique car il y a le public et les joueurs. On sent qu’ils jouent comme une compé­ti­tion normale, ce n’est pas de l’ex­hi­bi­tion où on rigole. Ce sont les joueurs qui feront le succès de cette épreuve. Le jour où il y a de moins en moins de joueurs de top niveau qui voudront la jouer, elle est morte. Ce qui fait la beauté de cette épreuve, c’est que la plupart des meilleurs joueurs la jouent. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.