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Émoussé, Nadal s’en sort : Shapovalov va s’en vouloir

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Denis Shapovalov avait fait le plus dur en reve­nant à deux set partout. Rafael Nadal souf­frait de maux de ventre. Le Majorquin peinait physi­que­ment, enchaî­nait les doubles fautes (11 au total dans le match, son record !). Beaucoup de signes lais­saient présager une issue favo­rable pour le Canadien. 

Et pour­tant. Face à un Nadal clai­re­ment diminué, vite débordé, souvent sur la défen­sive et qui lais­sait même passer quelques points, Shapo’ livrait des cadeaux à son adver­saire dans la manche déci­sive. Lorsque l’échange était engagé, le point dépen­dait de lui mais il gâchait en multi­pliant les fautes directes dans les moments clefs. Tendu, trop crispé, il lâchait son premier jeu de service beau­coup trop faci­le­ment. Dans le jeu suivant, il ratait deux balles de debreak immé­diates. Il ne parve­nait jamais à revenir face à un Nadal de nouveau plus à l’aise au service.

Rafa s’im­po­sait en cinq sets au bout de plus de 4 heures de jeu : 6–3, 6–4, 4–6, 3–6, 6–3.

Denis Shapovalov peut clai­re­ment s’en mordre les doigts même s’il a eu le mérite de revenir dans la partie. Il en fracas­sait sa raquette à la fin du match.

Rafael Nadal a lui une nouvelle fois fait preuve d’un sacré courage. Son match ressemble fina­le­ment à celui contre Karen Khachanov : une entrée en matière parfaite, un niveau incroyable pendant deux sets puis une baisse de régime physique. Et il s’en sort encore, dos au mur, en immense cham­pion et combat­tant qu’il est.

Il retrouve le dernier carré pour la première fois depuis 2019 à l’Open d’Australie. Il affron­tera pour une place en finale le vain­queur du duel entre Gaël Monfils et Matteo Berrettini.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.