Serena Williams : « Il y a des gens qui disent que je ne suis pas la GOAT parce que je n’ai pas dépassé les 24 Grands Chelems de Margaret Court. Mais de mon point de vue, j’au­rais dû en avoir plus de 30 »

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Un jour après avoir annoncé sa prochaine retraite dans Vogue, retraite qui inter­viendra dans quelques semaines, peut‐être à l’issue de l’US Open, Serena Williams a donc donné une longue inter­view au maga­zine améri­cain dans laquelle elle revient forcé­ment sur ce record de 24 tour­nois du Grand Chelem qu’elle n’est pas arrivée à égaler.

« Il y a des gens qui disent que je ne suis pas la meilleure joueuse au monde parce que je n’ai pas dépassé le record de 24 titres du grand chelem de Margaret Court, qu’elle a obtenu avant l’ère ouverte qui a débuté en 1968. Je menti­rais si je disais que je ne veux pas ce record. Il est évident que je le veux. Mais au jour le jour, je ne pense vrai­ment pas à elle. Si je suis en finale d’un grand chelem, alors oui, je pense à ce record. J’y ai peut‐être trop pensé, et ça n’a pas aidé. Avec la façon dont je vois les choses, j’au­rais dû avoir plus de 30 grands chelems. J’ai eu mes chances en reve­nant de mon accou­che­ment. Je suis passée d’une césa­rienne à une deuxième embolie pulmo­naire, puis à une finale de Grand Chelem. J’ai joué pendant l’al­lai­te­ment. J’ai joué pendant la dépres­sion post‐partum. Mais je n’y suis pas arrivée. J’aurais dû, j’au­rais pu, j’au­rais pu. Je ne me suis pas présentée comme j’au­rais dû ou pu le faire. Mais je me suis montré 23 fois, et c’est bien. En fait, c’est extraordinaire.cMais ces jours‐ci, si je dois choisir entre construire mon CV de tennis et construire ma famille, je choisis la deuxième option. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.