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Pourquoi à l’in­verse d’Indian Wells, Miami devrait avoir lieu

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Tennis : BNP Paribas Open 2019 -

Il faut savoir distin­guer deux événe­ments qui dans leur struc­ture sont diffé­rents tout comme dans leurs objec­tifs. Le tournoi d’Indian Wells a grandi grâce à la volonté et le désir d’un passionné de tennis Larry Elisson, fonda­teur d’Oracle. Même si au fil du temps, le tournoi est devenu un gros rendez‐vous, le cinquième plus gros tournoi au monde, il n’a jamais eu de soucis pour grandir et attirer les cham­pions mais aussi des « people ». Et pour cause, fort d’une fortune de 60,3 milliards, Larry Elisson peut voir venir, annuler un tournoi et s’as­seoir sur les droits TV, les recettes du spon­so­ring etc…

Dans le cas de Miami, l’équa­tion est diffé­rente, il appar­tient au groupe IMG, dont l’ex­per­tise est le marke­ting sportif, la gestion d’ath­lètes et l’or­ga­ni­sa­tion d’évé­ne­ments. C’est dans le but d’en faire un tournoi très lucratif qu’IMG l’a démé­nagé l’an dernier dans l’en­ceinte des Dolphins. Il n’est donc pas diffi­cile à comprendre que même à huis clos, IMG limi­tera la casse, et ne peut, comme Larry Ellison, se passer d’un petit chèque, ou même se mettre à dos l’ATP, la WTA ou encore les joueurs d’au­tant qu’ils en ont beau­coup sous contrat.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.