Accueil ATP ATP - Doha

Monfils : « Je joue bien mais ma fille me manque énor­mé­ment. On va me dire : pour­quoi tu ne l’emmènes pas ? Parce que sa mère (Elina Svitolina) n’est pas là non plus. On est déjà parti long­temps en Australie, on n’a pas envie de trop la dépayser »

Dans des propos accordés à L’Equipe après sa solide victoire contre Ugo Humbert en quarts de finale à Doha, Gaël Monfils s’est confié sur le temps passé loin de sa fille, Skaï, qu’il n’a pas vue depuis trois semaines. 

« Je suis très content, je joue bien. Mais ma petite fille me manque énor­mé­ment. Ça fait un bout de temps que je ne l’ai pas vue. Les jours commencent à être longs pour moi, mais on fait avec. Je suis content d’en­chaîner, mais j’ai hâte de voir ma fille (…) Je le dis assez souvent, on est humains. Le tennis, c’est cool, mais ma fille me manque vrai­ment. On va me dire : pour­quoi tu ne l’emmènes pas ? Parce que sa mère (la joueuse ukrai­nienne Elina Svitolina) n’est pas là non plus. On est déjà parti long­temps en Australie, on n’a pas envie de trop la dépayser. C’est un chal­lenge. Tu fais un premier sacri­fice quand tu es jeune avec tes parents, ta famille. Moi, mon petit frère, ma petite soeur, je ne les ai pas vrai­ment vus grandir. Là, c’est un semi‐sacrifice aussi. Bon, ça va durer deux, trois ans maximum. Quatre si on s’en­flamme. Il faut que je m’adapte. Je suis content de gagner, de penser à autre chose. »

A noter que pour une place en finale au Qatar, le Français affron­tera le grand espoir tchèque, Jakub Mensik, tombeur d’Andrey Rublev. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.