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Zverev répond à Sinner et met les choses au clair : « Je pense qu’il a raison. Je joue parce qu’ils ont insisté pour que je vienne »

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« Malheureusement, je n’ai jamais joué la Coupe Davis, la vraie, celle qui se joue à l’extérieur, en Argentine ou au Brésil, où tout le stade est pour l’équipe adverse. C’est ça, la Coupe Davis, vous voyez ? », regret­tait récem­ment Jannik Sinner, double tenant du titre mais forfait pour la prochaine édition.

Alexander Zverev, qui parti­ci­pera néan­moins aux phases finales program­mées du 18 au 23 novembre à Bologne, en Italie, a lui aussi vive­ment critiqué la nouvelle formule de la compé­ti­tion, quelques minutes après son élimi­na­tion au Masters.

« Je pense que Sinner a raison. La vraie Coupe Davis, ce sont les matches à l’ex­té­rieur ou à domi­cile, l’am­biance. Je suis content de jouer une semaine de plus après les Finales ATP. Mais jouer en quelques jours les quarts de finale, les demi‐finales et la finale de la Coupe Davis, je n’aime pas. C’est une perte de temps. Que vous perdiez en demies ou en quarts, c’est une perte de temps. J’ai joué contre Nadal dans une arène de corrida. Pour moi, c’est ça, la vraie Coupe Davis. Je garde toujours mon opinion. J’ai toujours dit mon opinion au cours des deux dernières années. Je ne pense pas que cette Coupe Davis soit la vraie Coupe Davis. C’est un tournoi d’ex­hi­bi­tion qui s’ap­pelle Coupe Davis. Struff n’aura plus beau­coup d’oc­ca­sions de la gagner, pareil pour l’équipe de double. Je joue parce qu’ils ont insisté pour que je vienne. Mais ça n’a rien à voir avec la Coupe Davis en elle‐même. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.