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« Je ne suis pas surpris que De Minaur n’ait pu gagner que deux sets en onze matchs contre Sinner. Il lui renvoie toujours le même type de balle, une balle avec laquelle l’Italien se sent très à l’aise », explique José Moron

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11–0. C’est désor­mais le bilan impla­cable de Jannik Sinner face à Alex de Minaur, après sa victoire en demi‐finales de l’ATP 500 de Pékin ce mardi.

Pour José Moron, rédac­teur en chef de Punto de Break, ce scénario presque toujours iden­tique a une expli­ca­tion simple. 

« Le problème que rencontre De Minaur lors­qu’il affronte Sinner est qu’il lui renvoie toujours le même type de balle, une balle avec laquelle l’Italien se sent très à l’aise. Il peut gagner un point, comme c’est le cas ici, mais en pous­sant à l’ex­trême et en donnant tout ce qu’il a. C’est un cas parti­cu­lier. Il est très diffi­cile, voire impos­sible, de main­tenir ce rythme pendant trois heures d’af­filée. Je ne suis donc pas surpris qu’il n’ait pu gagner que deux sets en onze matchs. Sans varier les hauteurs, les vitesses et essayer d’autres choses, il est très diffi­cile de le battre. Surtout parce que l’Italien maîtrise mieux que lui ce type de jeu : être un mur depuis le fond et offrir un rythme très élevé en montant sur la balle. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.