David Pavot, spécia­liste du dopage, sur la suspen­sion de Jannik Sinner : « Quand les meilleurs sont sous la lumière des projec­teurs en matière de dopage, je pense qu’il y a comme une obli­ga­tion morale, pour moi, d’amener les affaires à leurs termes »

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Professeur à l’Université de Sherbrooke et spécia­liste en droit inter­na­tional du sport, David Pavot a été inter­rogé par nos confrères de Radio Canada sur l’ac­cord conclu entre Jannik Sinner et l’Agence Mondiale Antidopage. 

Si certains comme Novak Djokovic ont dénoncé une impres­sion de favo­ri­tisme, ce profes­seur titu­laire de la chaire de recherche sur l’an­ti­do­page dans le sport ne va pas aussi loin même s’il recon­naît des problèmes. 

« Je ne comprends pas trop pour­quoi ils (l’AMA) n’ont pas fait appel, même s’ils ont des chances de perdre. Je veux dire, à la limite, c’est pas très grave. Quand les meilleurs sont sous la lumière des projec­teurs en matière de dopage, je pense qu’il y a comme une obli­ga­tion morale, pour moi, d’amener les affaires à leurs termes, et d’aller en appel, si on doit aller en appel. C’est pour combattre un peu ce risque de percep­tion que l’Agence mondiale anti­do­page ne fait pas son job correc­te­ment. Remettre le dossier sur la table aurait peut‐être permis aux athlètes de mieux comprendre et aurait évité à l’AMA de porter l’odieux d’une déci­sion extrê­me­ment critiquée. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.