Djokovic : « Le talent ne corres­pond qu’à un petit pour­cen­tage du résultat final, regardez Ferrer et Simon »

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Novak Djokovic est un cas unique dans le tennis. La richesse de son long entre­tien accordé à L’Equipe montre qu’il fait partie d’une caté­gorie de cham­pions à part. Le numéro 1 mondial a beau­coup parlé de son mode de vie si parti­cu­lier. Pour Nole, il n’y a rien de plus fiable que le travail, qu’il place au‐dessus du talent. Il cite les plus gros bosseurs du circuit en exemples. 

« Les gens ont tendance à oublier. Ils se disent :  »Il a du talent. » Qu’est‐ce que le talent ? Oui, je crois au talent. Certains ne croient pas au talent, moi si. Disons que c’est un avan­tage géné­tique, mais le talent ne corres­pond qu’à un petit pour­cen­tage du résultat final. Le reste, c’est la charge de travail.  »Hard works beats talent every day », comme on dit aux États‐Unis. Et c’est vrai. On a plein d’exemples en tennis. David Ferrer (n°3 mondial en 2013), on savait tous quel incroyable travailleur c’était. Regardez Radek Stepanek (8e en 2006). Quand on voyait son jeu, on pouvait voir certaines limites. Son coup droit à plat, le fait qu’il ne maîtrise pas le lift… Mais son intel­li­gence de jeu, sa volonté et son boulot intel­li­gent ont fait qu’il a pu atteindre les sommets. Et Gilles Simon (6e en 2009), encore un exemple. Top 10. Incroyable », a souligné Novak Djokovic, qui affronte Jiri Vesely en quarts de finale à Dubaï ce lundi.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.