Mouratoglou : « Peut‐être que dans 50 ans, on dira que Federer a laissé une empreinte infi­ni­ment plus grande que Djokovic. Il n’empêche que, quand on doit dési­gner le meilleur joueur de tous les temps, on est obligé de se baser sur les réalisations »

24512

Au cours de sa longue inter­view accordée à nos confrères d’Eurosport, Patrick Mouratoglou, après avoir analysé à sa manière la supré­matie de Novak Djokovic sur Roger Federer et Rafael Nadal et taclé assez dure­ment la menta­lité fran­çaise, a évoqué les critères pour dési­gner le fameux GOAT, ou plus grand joueur de tous les temps. 

« Je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec cette idée que les chiffres ne font pas tout, bien sûr. Peut‐être que dans 50 ans, on dira que Federer a laissé une empreinte infi­ni­ment plus grande que Novak. Il n’empêche que, quand on doit dési­gner le meilleur joueur de tous les temps, on est obligé de se baser sur les réali­sa­tions. Si on se base sur un autre critère, c’est complè­te­ment subjectif, ça ne veut plus rien dire. L’idée même du haut niveau, c’est « qui est le meilleur ? » Les joueurs s’af­frontent, à la fin de chaque semaine, il y a un meilleur de la semaine, à la fin de chaque année, il y a un meilleur de l’année. Donc, c’est un faux débat. Si la ques­tion, c’est : qui est le meilleur ? Alors, c’est Novak. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.