« Nadal a utilisé la méde­cine pour lui faire passer un cap doulou­reux, que jamais il n’aurait pu passer tout seul », constate un médecin en traumatologie

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Médecin en trau­ma­to­logie du sport à l’institut Nollet à Paris, le docteur Jean‐Baptiste Courroy, inter­rogé par BFM, estime que les injec­tions reçues par Rafael Nadal pendant Roland‐Garros n’ont rien à voir avec du dopage même s’il tient à mettre en garde le cham­pion espa­gnol sur cette pratique à long terme. 

« C’est un petit jeu qui a été joué parce que le type il grimpe l’Himalaya, et pour les 50 derniers mètres, on ne peut pas lui dire ‘arrête‐toi c’est pas bien’. On va plutôt trouver la solu­tion pour gravir l’Himalaya. C’est le sport de compé­ti­tion, parfois on s’éloigne un peu d’une stra­tégie pure­ment médi­cale, on est dans l’accompagnement d’une perfor­mance, et c’est au médecin de savoir quand s’arrêter. […] Il a utilisé la méde­cine pour lui faire passer un cap doulou­reux, que jamais il n’aurait pu passer tout seul, mais très fran­che­ment, je ne pense pas qu’on ait joué avec sa santé. Par contre, il ne faut pas que ça continue. Il doit prendre le temps de tout reposer, et voir si ça peut revenir à quelque chose de tolé­rable. Quand l’os se déforme, habi­tuel­le­ment, c’est chez des gens de 15 à 20 ans de plus, je ne pense pas qu’il en soit là sinon il n’aurait pas pu arriver à Roland Garros. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.