Accueil Roland Garros

Un jour­na­liste à Elina Svitolina en confé­rence de presse : « On dirait que la guerre en Ukraine passe au second plan pour vous. Parlez‐vous beau­coup de ce qui se passe là‐bas ou est‐ce devenu normal ? »

150804

Après une quali­fi­ca­tion sans encombre pour le deuxième tour de Roland‐Garros, l’Ukrainienne Elina Svitolina a été confrontée en confé­rence de presse à une ques­tion jugée un brin provo­ca­trice sur sa rela­tion avec les joueuses russes et la guerre en Ukraine. Fidèle à elle‐même, elle a répondu avec calme et dignité.

Question du jour­na­liste : « Est‐ce toujours compliqué pour vous de parti­ciper à des tour­nois avec des joueuses russes ? On dirait que la guerre en Ukraine passe au second plan pour vous. Comment gérez‐vous cela ? Parlez‐vous beau­coup de ce qui se passe en Ukraine ou est‐ce devenu normal ? 

Svitolina : « Bien sûr, pour beau­coup de gens, c’est peut‐être secon­daire, mais pour moi, c’est toujours la première chose à laquelle je pense quand je me réveille. Hier encore, il y a eu une attaque massive à Kiev. On en parlait partout, même dans les jour­naux ici. Je me sens mal pour tous les Ukrainiens qui sont encore en tournée et qui vivent cette situa­tion. Bien sûr, c’est très diffi­cile pour moi person­nel­le­ment. J’ai dû travailler très dur avec mon psycho­logue et les membres de mon équipe pour trouver des moyens de me sentir à l’aise d’une certaine manière. Mais c’est compliqué, car chaque jour, des roquettes tombent en Ukraine. Chaque fois que je parle à mes parents ou à ma grand‐mère qui sont en Ukraine, ce sont toujours de mauvaises nouvelles. Oui, bien sûr, c’est encore très diffi­cile pour nous tous, tous les Ukrainiens, de vivre cela. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.