Andy Roddick recadre Novak Djokovic : « De quoi parle‐t‐il exac­te­ment ? On ne peut pas créer un syndicat et prétendre repré­senter tout le monde. Ce n’est pas comme cela que ça marche »

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En déci­dant de créer, en 2019, une asso­cia­tion de joueurs concur­rente de l’ATP, la PTPA, Novak Djokovic ne s’est pas fait que des amis. 

Récemment, lors d’une confé­rence autour du sport et du tennis orga­nisée en Arabie Saoudite, le Serbe a réaf­firmé son désir de changer les choses, quitte à déranger beau­coup de monde. Une posture qui a le mérite d’être honnête même si Andy Roddick, dans son podcast, a tenu à rappeler certaines choses à l’homme aux 24 titres du Grand Chelem. 

« Quand il parle de mono­pole, de quoi parle‐t‐il exac­te­ment : du mono­pole du circuit ? Du mono­pole des Grands Chelems ? De tout cela à la fois ? Il parle de “système”. À quel système fait‐il réfé­rence ? Il parle de “mono­pole”, mais d’un mono­pole de quoi ? Pour être franc, je pense que Novak a de très bonnes inten­tions. Les joueurs et le vestiaire en général l’adorent et le recon­naissent comme un véri­table leader dans ce sport. Cependant, s’il veut exprimer certaines choses, qu’il dise la vérité. Ce sujet est d’ac­tua­lité depuis long­temps. Oui, je pense qu’il devrait y avoir un syndicat de joueurs, mais je pense que ce sont les joueurs qui devraient décider qui les repré­sente. On ne peut pas créer un syndicat et prétendre repré­senter tout le monde. Ce n’est pas comme cela que ça marche, et ça n’a certai­ne­ment pas fonc­tionné de cette façon pour la PTPA. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.