« Cet US Open chez les hommes était une vraie purge. C’est là qu’on se rend compte à quel point Federer, Nadal et Djokovic manquent, parce que quand ils s’af­fron­taient, c’était la guerre des cerveaux », lâche Benoît Maylin

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Dans une chro­nique publiée par l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin exprime sa décep­tion face à la qualité de cet US Open 2024, remporté dimanche par Jannik Sinner.

« Cet US Open chez les hommes était une vraie purge. C’est le genre de Grand Chelem dont on ne se souviendra pas. Ou alors en cher­chant bien : les 5h35 de Evans‐Khachanov, aucun fran­çais au 3e tour, le vomi de Jack Draper… On s’at­ten­dait à un block­buster améri­cain, on a eu un télé­film moldave. Même la finale n’avait pas de saveur. Et pour­tant, Fritz et Sinner se sont envoyés des sacoches pendant 2h15. Mais c’est du tennis de répé­ti­tion, genre games à l’en­traî­ne­ment, avec quasi aucune varia­tion, zéro émotion. C’est là qu’on se rend compte à quel point Federer, Nadal et Djokovic manquent. Parce que quand ils s’af­fron­taient, c’était la guerre des cerveaux. Ça fumait de la raquette et des neurones. Rendez‐nous aussi les Del Potro, les Wawrinka, les Murray. Ces gars nous ont bibe­ronnés à des pics pendant quinze ans, on en veut encore. Et là je m’adresse à Alcaraz et Sinner : affrontez‐vous, oui, mais débrouillez‐vous pour vous affronter en finale dans les grands rendez‐vous, ce qui n’est encore jamais arrivé. Et c’est ça qui crée l’his­toire ! On veut de la légende, du fantas­tique, alors soyez magnifiques. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.