Les terribles confes­sions de Rublev : « Je ne voyais plus de raison de vivre. Les pensées dans ma tête me tuaient, créaient beau­coup d’anxiété, et je ne pouvais plus supporter ça »

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Alors qu’il s’ap­prête à faire ses débuts à l’Open d’Australie où il sera opposé ce mardi au très promet­teur Joao Fonseca, Andrey Rublev a accordé au Guardian une inter­view à la fois trou­blante et touchante. 

Un entre­tien dans lequel le joueur russe fait part de sa dépres­sion après avoir notam­ment atteint un point de non‐retour suite à sa défaite au premier tour de Wimbledon en juillet dernier. 

« C’était le pire moment que j’ai vécu. Ce n’était pas une ques­tion de tennis. C’était une ques­tion de moi‐même, après ce moment, je ne voyais plus de raison de vivre. Je me demande pour­quoi ? Cela peut paraître un peu drama­tique, mais les pensées dans ma tête me tuaient, créaient beau­coup d’anxiété, et je ne pouvais plus supporter ça. Je commen­çais à être un peu bipo­laire. Depuis Wimbledon, les choses ont changé. Je prenais des anti­dé­pres­seurs et ça ne m’ai­dait pas du tout. À la fin, j’ai dit : ‘Je ne veux plus rien prendre’. J’ai arrêté tous les comprimés et Marat Safin m’a beau­coup aidé dans nos conver­sa­tions. Il m’a fait prendre conscience de beau­coup de choses et j’ai commencé à travailler avec un psycho­logue. J’en apprends beau­coup sur moi‐même et même si je ne me sens pas de bonne humeur ou dans l’état de bonheur que j’ai­me­rais avoir, je ne ressens plus cette anxiété et ce stress fous de ne pas savoir quoi faire de ma vie. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.