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Novak Djokovic : « J’ai dit à mon coach d’aller voir au moins un jeu de Nadal »

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Le match bien maî­tri­sé face au redou­table let­ton Gulbis a vite été oublié au moment des questions‐réponses pour faire place à la demi‐finale que tout le monde attend depuis le tirage au sort, contre l’im­payable Rafael Nadal. S’il pense avoir sa chance, le Serbe ne cache pas une pointe d’ad­mi­ra­tion pour le Majorquin.

Tu as su gérer les points impor­tants et les condi­tions atmo­sphé­riques, est‐ce l’ex­pé­rience qui a par­lé aujourd’­hui contre Gulbis ?
Oui, il a eu des moments cru­ciaux où il a fait des doubles fautes et des fautes directes. Donc il faut qu’il acquière de l’ex­pé­rience. Il y a eu pas mal d’in­ter­rup­tions à cause de la pluie et cela a plu­tôt joué en ma faveur, car quand il pleut, le court est plus lourd et plus lent et donc, son ser­vice n’est plus aus­si effi­cace que dans des condi­tions sèches.

Quand tu es retour­né au ves­tiaire et que vous avez appris le score de Nadal, qu’as‐tu pensé ?
C’était quand il était à 61, 61, 51, j’ai dit à mon coach : « Vas‑y, va voir au moins un jeu ! Parce peut‐être que là, il va faire une ou deux mau­vaises balles. » Non, il est impres­sion­nant bien sûr et il joue de mieux en mieux. Il a encore amé­lio­ré son ser­vice cette année, sur­tout sur terre bat­tue. Il se bat et il com­bine cela à une force phy­sique ; il est par­fait sur cette sur­face. Ceci étant, je ne vais pas aller jouer la demi‐finale en me disant : « je vais faire de mon mieux. » Pas ques­tion. Je veux gagner, j’ai des qua­li­tés et j’ai des chances. Bien sûr, il est le favo­ri et ça, cha­peau bas. Mais ce n’est qu’a­vec une atti­tude posi­tive du match que je pour­rai obte­nir un résul­tat favorable.


Affronter Nadal sur terre bat­tue, peut‐on faire plus dif­fi­cile comme défi ?

A cette époque de l’an­née, alors que cela fait deux ans qu’il est tota­le­ment domi­nant sur cette sur­face, qu’il n’a jamais per­du un seul match sur le cen­tral à Roland Garros, tout cela joue en sa faveur en effet et c’est un gros défi pour moi. Je suis troi­sième et je joue contre le tenant du titre. Mais les choses ont évo­lué depuis l’an­née der­nière. Et sur terre bat­tue, j’ai déve­lop­pé des qua­li­tés dans mon jeu, j’ai déve­lop­pé la varié­té de mes coups et j’es­père que je pour­rais uti­li­ser cela contre lui.

Quels ensei­gne­ments tires‐tu de votre défaite contre Nadal à Hambourg ?
Hambourg, c’é­tait vrai­ment un bon match pour moi. Je n’ai vrai­ment pas eu de pot. Bien sûr, il peut arri­ver une deuxième fois que je n’aie vrai­ment pas de chance, que mes balles tombent toutes dans le filet, que je fasse tant de fautes, que je rate tant de balles de break. Oui, je n’ai pas eu de chance. Mais si je suis capable de main­te­nir mon agres­si­vi­té comme au début du match de Hambourg et que je sais adap­ter mon jeu au sien au cours du match, alors j’ai mes chances.

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