Accueil Open d'Australie

D’accord avec Djokovic, Azarenka s’agace : « J’ai l’im­pres­sion qu’il y a cette volonté de créer une histoire avec un méchant et un gentil. Les présomp­tions, les juge­ments, tous ces commen­taires, c’est de la merde »

17766

Janvier 2013. Victoria Azarenka sort Sloane Stephens, alors âgée de 19 ans, en demi‐finales de l’Open d’Australie et crée la polé­mique. Elle rate en effet cinq balles de match sur son service à 5–3, se fait debreaker puis demande un temps mort médical et quitte le court pendant dix minutes. Elle s’im­pose ensuite juste derrière face à une jeune Stephens qui a eu tout le temps de réfléchir. 

« Je n’ar­ri­vais plus à respirer, j’avais l’im­pres­sion de faire une crise cardiaque », avait expliqué à l’époque Azarenka, qui de nouveau a été inter­rogée sur cet épisode après avoir retrouvé le dernier carré de l’Open d’Australie ce mardi, grâce à sa magni­fique victoire sur Jessica Pegula.

« Mais est‐ce que vous savez vrai­ment ce qui s’est passé il y a dix ans ? C’est un des pires moments que j’ai vécu. La façon dont on m’a traitée, la façon dont j’ai dû me justi­fier jusque tard dans la nuit parce que personne ne me croyait… En fait, ça me fait penser à ce que Novak a dit à propos des doutes sur sa bles­sure. Je ne sais pas, mais j’ai l’im­pres­sion qu’il y a cette volonté de créer une histoire avec un méchant et un gentil. Mais il n’y a pas de méchant ou de gentil, nous sommes juste des humains normaux qui traversent beau­coup de choses. Les présomp­tions, les juge­ments, tous ces commen­taires, c’est de la merde car personne ne connaît l’his­toire complète. Et peu importe le nombre de fois où je donnerai ma version, ça ne chan­gera rien. Mais c’est marrant que vous évoquiez cela parce que cela m’a demandé dix ans pour passer à autre chose », a lâché la Biélorusse qui défiera Elena Rybakina jeudi pour une place en finale. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.