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Mouratoglou sur les coups de gueule de Jabeur et Cornet : « Excusez‐moi, mais je pense que le tennis féminin n’a pas de grandes stars actuel­le­ment. Une Swiatek par exemple, est une très grande joueuse mais pas une star »

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Tennis - Rolex Monte Carlo 2024 - Atp -

« C’est une honte de la part de la Fédération Française et de Prime Video d’avoir signé un tel contrat »s’insurgeait Ons Jabeur au moment de commenter l’absence de matchs fémi­nins en night sessions (ou sessions de nuit).

Et alors que la joueuse fran­çaise, Alizé Cornet, est allée dans le sens de la triple fina­liste en Grand Chelem sur le plateau de France Télévisions, Patrick Mouratoglou a donné une vision diffé­rente et expliqué le choix de Roland‐Garros (et notam­ment de sa direc­trice, Amélie Mauresmo, qui a répondu aux critiques).

« Je ne peux pas dire que je ne suis pas d’ac­cord, j’adore le tennis féminin et je suis pour pousser le tennis féminin. Après, il y a des contraintes, qui sont ce qu’elles sont. Les direc­teurs de tournoi ont des contraintes. Ils ont des stades à remplir, ils ont à satis­faire des gens qui ne sont pas forcé­ment des grands fans de tennis. La plupart des gens qui viennent ne sont pas des gens qui connaissent très bien le tennis. Ils veulent voir des stars. Et il faut aussi garantir un temps de jeu minimum. S’il y a des stars chez les filles ? Non, non, excusez‐moi, mais je ne suis pas d’ac­cord avec ça. Je pense qu’on est dans une période dans le tennis féminin où il n’y a pas de très grandes stars. À l’époque de Sharapova, Serena et d’autres, il y avait des très grandes stars, qui avaient une popu­la­rité monu­men­tale, qui étaient connues dans le monde entier. Une Swiatek, ce n’est pas son cas. C’est une très très grande joueuses, elle a gagné quatre fois ici, il n’y a pas de doute là‐dessus. Mais être une star, ce n’est pas juste être une très grande joueuse. Et personne ne dit que le tennis masculin est mieux que le tennis féminin, j’aime les deux autant. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.