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Ruud, après avoir été détruit par Sinner : « J’ai été façonné en regar­dant énor­mé­ment le tennis de Nadal, qui a lui beau­coup gagné sur des surfaces rapides. Personnellement, j’ai l’im­pres­sion que quelque chose manque à mon jeu »

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En confé­rence de presse après avoir été large­ment dominé par Jannik Sinner en demi‐finales du Masters, Casper Ruud, tout de même triple fina­liste en Grand Chelem (deux fois à Roland‐Garros et une fois à l’US Open), a donné une réponse très inté­res­sante à la ques­tion suivante : 

« Rafa jouera bientôt quelques‐uns de ses derniers matches. Vous semblez être un joueur qui a emprunté certains éléments de son style. Comment décririez‐vous son impact sur le style de tennis de votre génération ? »

Ruud : « J’ai été façonné en regar­dant énor­mé­ment le tennis de Rafa (…) Mais la majeure partie de la saison se joue sur dur, une surface plus rapide. Comme je l’ai dit, j’es­saie toujours de m’amé­liorer. À mes yeux, il est trop tard pour changer le type de joueur que je suis à ce stade. J’ai 25 ans. La struc­ture de mon jeu est déjà là. Je ne vais pas commencer à jouer à plat ou à changer de style de tennis main­te­nant. Mais j’ai besoin d’être capable d’aplanir les coups un peu plus et je dois être capable de prendre un peu plus de risques. Alcaraz et Sinner peuvent renverser le point avec un seul coup. J’ai l’im­pres­sion que c’est quelque chose qui manque à mon jeu sur des surfaces plus rapides. Et je sais que la majeure partie de la saison se joue sur dur donc je dois m’amé­liorer. En ce qui concerne Rafa, il a réussi. Il a gagné deux Wimbledon, quatre US Open, deux Open d’Australie, l’or olym­pique sur dur. Ce n’est pas impossible. »

Pour rappel, Ruud a remporté un seul de ses douze titres en carrière (tous en ATP 250) sur dur. Même s’il a évidem­ment disputé la finale de l’US Open en 2022, tout comme celle du Masters 1000 de Miami et du Masters la même année.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.