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Patrick Mouratoglou : « J’ai une petite théorie concer­nant Novak Djokovic et sur ce qu’il s’est passé ces dernières semaines. Je pense que d’un coup il s’est dit : ‘J’ai gagné, c’est moi qui vais finir avec le plus grand nombre de titres’, et que ça l’a affecté en termes de motivation »

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Invité à réagir à propos de la victoire de Novak Djokovic face à Lorenzo Musetti après un duel excep­tionnel dans la nuit de samedi à dimanche au 3e tour de Roland‐Garros, Patrick Mouratoglou, consul­tant pour France TV et entraî­neur d’Holger Rune, a évoqué le début de saison compliqué du numéro 1 mondial. 

« J’ai une petite théorie concer­nant Novak Djokovic, en tout cas sur ce qu’il s’est passé ces dernières semaines. Déjà c’est évidem­ment un joueur hors normes, le plus grand de tous les temps, il a battu tous les records et ça fait main­te­nant 15 ans qu’il est au combat avec un certain Federer et un certain Nadal pour devenir le plus grand de tous les temps en termes de nombre de titres du Grand Chelem. Il se trouve que Federer a arrêté sa carrière, Rafa, derniè­re­ment, était vrai­ment en perdi­tion, ça fait quand même un moment qu’il est blessé, tout lais­sait à penser qu’il ne revien­drait jamais. Et je pense que d’un coup il s’est dit : ‘J’ai gagné, c’est moi qui vais finir avec le plus grand nombre de titres’ et que ça l’a affecté en termes de moti­va­tion, c’est en tout cas la lecture que j’ai sur ce qui s’est passé ces derniers mois. Je ne l’avais jamais vu comme ça, il était vide, au sens propre, il n’avait aucune énergie, aucune envie, et je pense vrai­ment qu’il a eu une démo­ti­va­tion liée à une situa­tion tout à fait nouvelle et une sensa­tion que le combat était fina­le­ment terminé. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.