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Caroline Garcia : « Quand tu commences à te poser, que tu te rends compte que tu n’as pas répondu aux trois quarts de tes messages, tu vois qu’il y a eu un engoue­ment qui paraît presque, pas excessif, mais déme­suré par rapport à la performance »

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Dans des propos accordés à L’Equipe, Caroline Garcia revient sur son été incroyable marquée par des titres à Bad Homburg, Varsovie et Cincinnati, mais aussi des victoires marquantes et enfin une demi‐finale à l’US Open. La nouvelle 10e joueuse mondiale parle des nouvelles attentes autour d’elle en France. 

« J’ai été surprise, posi­ti­ve­ment, par l’en­goue­ment autour de mes résul­tats. Au final, je n’ai pas gagné le titre, demies c’est super, mais j’ai eu des victoires qui sont passées plus inaper­çues. Sauf que le contexte n’était pas du tout le même. Kristina était 12e mondiale, chez les garçons on avait l’ha­bi­tude qu’il y ait un top 10, alors que ces derniers temps, dans le tennis fran­çais, on est tous un peu plus bas. C’est vrai que, là, il s’est passé un truc. Est‐ce que le fait d’être un peu esseulée met plus de pres­sion ? Je n’en sais rien. Moi, j’es­saye de jouer au tennis du mieux possible, avec mon style, ma person­na­lité. Quand tu commences à te poser, que tu te rends compte que tu n’as pas répondu aux trois quarts de tes messages, tu vois qu’il y a eu un engoue­ment qui paraît presque, pas excessif, mais déme­suré par rapport à la perfor­mance. C’est comme ça que je le perçois. Après, je ne me plains pas, je suis super contente, n’allez pas croire le contraire rires). Si les gens peuvent prendre du plaisir à regarder du tennis, si ça peut leur changer les idées…»

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.