Gill Gross (analyste tennis) sur Djokovic : « Il n’y avait pas pire idée que de mal parler de Michael Jordan. Il répète toujours : ‘Je l’ai pris person­nel­le­ment’. Novak est tout à fait dans cet état d’es­prit où il va trouver tout ce qu’il peut comme carburant »

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Parfois pris en grippe par le public ces dernières semaines, que ce soit à Paris, Turin ou Malaga, Novak Djokovic a souvent montré, comme tout au long de sa carrière, qu’il se nour­ris­sait à merveille de l’ad­ver­sité et de ces ambiances hostiles. 

Lors du dernier épisode du podcast « Monday Match Analysis », Gill Gross, analyste tennis offi­ciant pour Tennis Channel et l’US Open, a comparé le carac­tère du Serbe à celle d’une autre légende du sport, le basket­teur Michael Jordan. 

« Il n’y avait pas pire idée que de mal parler de Michael Jordan. Vous pouviez même dire quelque chose qui n’était pas vrai­ment une attaque contre lui, 30 ans plus tard, MJ donne des inter­views et dit : ‘Quand il a dit ça, je l’ai pris person­nel­le­ment’. Il a dit ‘Je l’ai pris person­nel­le­ment’ telle­ment de fois dans le docu­men­taire The Last Dance. Novak prend aussi les choses person­nel­le­ment. Il est tout à fait dans cet état d’es­prit où il va trouver tout ce qu’il peut comme carbu­rant. Il a récem­ment déclaré qu’il voulait battre le record de 109 titres de Jimmy Connors. Il va donc conti­nuer à trouver des sources de moti­va­tion de ce genre aussi long­temps qu’il le pourra. Pas seule­ment sur le long terme quand il s’agit de battre des records, même sur le court terme pendant un match avec le public par exemple. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.