Guy Forget sur la retraite de Nadal : « On peut dire que Federer était tech­ni­que­ment le plus abouti, le plus incroyable quand il jouait bien. On peut dire que Djokovic est le meilleur relan­ceur, le joueur qui rate le moins, le plus diffi­cile à contrer, mais pour moi, le plus fort menta­le­ment, c’est Rafa »

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Directeur de Roland‐Garros entre 2016 et 2021, Guy Forget a pu observer Rafael Nadal de très près pendant plusieurs années. Et comme il l’ex­plique à L’Equipe, ce qui l’a le plus impres­sionné chez l’Espagnol, c’est sa force mentale. 

« On peut dire que Federer était tech­ni­que­ment le plus abouti, le plus incroyable quand il jouait bien. On peut dire que Djokovic est le meilleur relan­ceur, le joueur qui rate le moins, le plus diffi­cile à contrer, mais pour moi, le plus fort menta­le­ment, c’est Nadal. Sur ce plan, je le place au‐dessus de Roger et de Novak. Quand certaines autres légendes pouvaient montrer des signes d’aga­ce­ment et même renoncer en cours de match, lui, je ne l’ai jamais vu baisser la tête ou s’avouer vaincu. Jusqu’au dernier point. Et même quand tu le compares à Jimmy Connors ou à Lleyton Hewitt, des monstres de pugna­cité, de rési­lience, lui était bien au‐dessus. C’était proba­ble­ment sa plus grande force, cette capa­cité, quels que soient son pépin physique, le score, son adver­saire ou la surface, à se dire en perma­nence : ‘Je vais trouver la solu­tion et je vais m’en sortir’. Je ne sais pas d’où il tenait cette force. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.