« Kyrgios veut revenir pour de mauvaises raisons. Il faut être un petit peu réaliste et respecter le tennis », lâche le jour­na­liste Frédéric Verdier

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« Maintenant, mon objectif est de gagner un tournoi du Grand Chelem. Je pense que c’est la seule chose qui fera taire les gens », a récem­ment annoncé Nick Kyrgios, qui fera son retour sur le circuit prin­cipal début 2025 après n’avoir qu’un seul match en deux ans. 

Une décla­ra­tion beau­coup trop présomp­tueuse selon le jour­na­liste Frédéric Verdier, auteur d’un petit coup de gueule lors de l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax.

« Le tennis a besoin de Nick Kyrgios quand il est concentré sur le jeu. Kyrgios fait du bien au tennis. Il fait du bien au tennis. Ce qui me gène dans sa décla­ra­tion, c’est que je trouve qu’il donne de mauvaises raisons. Il se permet de dire qu’il veut fermer des bouches alors que ça fait deux ans qu’il n’a pas joué, hormis un match et il est reparti. Annoncer qu’il veut gagner un Grand Chelem, ça me fait rigoler. Ce n’est pas comme ça que ça fonc­tionne. Si par magie, il se met à gagner des matchs tout de suite, il repas­se­rait top 30 en trois, il serait tête de série en Grand Chelem et il en gagne­rait. Si tu aimes la compé­ti­tion et l’ef­fort, reviens, mais ne parle pas de gagner un Grand Chelem. Sois sérieux. En général, après des arrêts de ce genre, Federer, Nadal et Djokovic ont réussi à revenir en étant perfor­mants tout de suite, c’est‐à‐dire des joueurs complè­te­ment hors normes. Kyrgios n’est pas dans ce club‐là. On lui veut beau­coup de bien mais il faut être un petit peu réaliste et respecter le tennis. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.