L’avocat de Sinner réagit : « Nous pensons que l’appel n’était pas vrai­ment néces­saire mais l’Agence mondiale anti­do­page estime que Jannik est en quelque sorte respon­sable des agis­se­ments de son équipe et c’est pour­quoi elle demande qu’il soit sanctionné »

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Le clan Sinner se prépare à se défendre à nouveau après que l’Agence mondiale anti­do­page (AMA) ait fait appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en deman­dant un à deux ans de suspen­sion pour le numéro 1 mondial, testé positif à une substance inter­dite à deux reprises en mars dernier. 

L’avocat du joueur italien s’est exprimé ce dimanche dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport. 

« Comme Jannik, nous avons nous aussi été surpris par l’appel de l’AMA. Nous avions espéré que l’ex­pé­rience des trois spécia­listes du Comité de réso­lu­tion des litiges spor­tifs – et leurs juge­ments bien étayés et docu­mentés – auraient convaincu les parties que l’af­faire avait été résolue correc­te­ment. Il y a des délais tech­niques à respecter ; nous ne savons pas quand nous arri­ve­rons au bout. Nous atten­dons de rece­voir tous les détails de l’appel, puis le TAS déci­dera de la date de l’au­dience. Nous espé­rons pouvoir clore le dossier dans quelques mois. Personne n’ac­cuse Jannik d’avoir béné­ficié de perfor­mances grâce au Clostebol, il serait injuste de le péna­liser au niveau des clas­se­ments ou des gains. L’AMA estime qu’il est en quelque sorte respon­sable des agis­se­ments de son équipe et c’est pour­quoi elle demande qu’il soit sanc­tionné. La suspen­sion est la sanc­tion qu’elle demande pour ce qu’elle consi­dère comme une négli­gence. Nous sommes tous conscients que l’AMA a le plein droit de prendre cette mesure, mais nous pensons que l’appel n’était pas vrai­ment nécessaire. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.