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La révolution est en marche

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Après une semaine de Roland‐Garros, force est de consta­ter la supré­ma­tie des pays de l’Est et sur­tout de la Russie. Pour autant on ne peut pas dire que cette nou­velle « révo­lu­tion russe » soit des plus palpitante.

Après le départ de Justine Henin, l’é­li­mi­na­tion d’Amélie Mauresmo et des soeurs Williams, le tour­noi fémi­nin prend de plus en plus l’ac­cent des pays de l’Est. Sur les 128 joueuses enga­gées dans le tableau prin­ci­pal de Roland‐Garros, 52 viennent des pays de l’Est. Plus édi­fiant, 18 joueuses repré­sentent la Russie sur la terre bat­tue pari­sienne. En hui­tièmes de finales, sur les 16 joueuses pré­sentent encore dans la com­pé­ti­tion, 13 viennent de l’Est : cinq Russes, deux Tchèques, et deux Serbes. Ce qui au vue du clas­se­ment WTA est logique puisque le top 20 compte 13 joueuses venant des pays de l’Est dont six Russes. 

Pour autant, on ne peut pas dire que ce mono­pole favo­rise qua­li­ta­ti­ve­ment le ten­nis fémi­nin. Ces dames ont cha­cune un jeu à peu près simi­laire, sté­réo­ty­pé, ce que Daniela Hantuchova elle même avait qua­li­fié « d’é­cole russe du fond de court » lors d’un entre­tien qu’elle nous avait accor­dé. Les jeunes joueuses de l’Est ne se contentent pas seule­ment d’i­non­der le ten­nis fémi­nin, mais rem­portent aus­si la palme du busi­ness off‐court. Maria Sharapova avait ouvert la voie en deve­nant une VRP multi‐cartes de luxe, désor­mais Ana Ivanovic pose pour FHM, Jelena Jankovic drague ses fans à base de shoo­ting coquin sur son site offi­ciel et Maria Kirilenko se la joue mannequin/styliste avec la très en vogue Stella McCartney pour les besoins de son équipementier.

On‐court, il semble bien dif­fi­cile de trou­ver une favo­rite par­mi toutes ces joueuses de l’Est qui étouffent lit­te­ra­le­ment le ten­nis fémi­nin. Seul Maria Sharapova, Ana Ivanovic et Jelena Jankovic semblent sor­tir du lot, talon­nées de près par Elena Dementieva et Dinara Safina. Sans concur­rence, elles pour­raient encore domi­ner et asphyxier les tableaux fémi­nins pour de très nom­breuses années. Alors qui pour arrê­ter la révolution ?

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