Dimitrov tire la sonnette d’alarme : « C’est un sujet qui traîne depuis toujours, qui n’a pas été suffi­sam­ment abordé. C’est aux joueurs et à tout le monde autour de nous de le traiter, ou pas »

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Qualifié pour les huitièmes de finale de l’ATP 500 de Vienne où il affron­tera Tomas Machac ce jeudi, Grigor Dimitrov a récem­ment accordé une inter­view au site Tennis.com dans laquelle il aborde le sujet de moins en moins tabou de la santé mentale.

Pour le Bulgare, il est temps de traiter ce problème en profondeur. 

« Je pense que beau­coup de joueurs doivent y arriver. Nous sommes un sport très indi­vi­duel, mais nous devons nous unir quand il s’agit de santé et de santé mentale. Il ne devrait pas y avoir de clas­se­ment, ni de juge­ment sur l’ori­gine. C’est un sujet qui traîne depuis toujours, qui n’a pas été suffi­sam­ment abordé. C’est aux joueurs et à tout le monde autour de nous de le traiter, ou pas. Je dis simple­ment ce que je pense. Chaque fois qu’on me pose la ques­tion, je réponds toujours très rapi­de­ment et honnê­te­ment. C’est quelque chose que nous devons comprendre, de quoi s’agit‐il exac­te­ment ? S’agit‐il de soli­tude, ou d’autre chose qui nous dérange de manière géné­rale. Il est impor­tant de passer du temps seul pour recon­naître ce fait, mais le fait de passer du temps seul peut en revanche être pertur­bant. J’essaie d’abord de recon­naître les choses, puis d’en parler avec quelqu’un avec qui je me sens proche et connecté. C’est ce qui m’a toujours aidé à traverser certains moments de ma vie, de ma carrière. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.