Gaudenzi, patron de l’ATP, vise indi­rec­te­ment Alcaraz : « On ne voit pas ça dans les autres sports… La ques­tion est de savoir si vous voulez vous investir dans le circuit ou en dehors du circuit »

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Si de nombreux joueurs s’en sont plaints, la décla­ra­tion de Carlos Alcaraz sur la cadence infer­nale du calen­drier ATP avait fait beau­coup de bruit. Sans citer l’Espagnol, encore engagé sur une tournée d’ex­hi­bi­tions aux Etats‐Unis cette semaine, le président de l’ATP, Andrea Gaudenzi, a répondu aux critiques lors d’une inter­view accordée à L’Equipe.

« Ce n’est pas comme au foot ou au basket où ils sont employés par un club. Nos joueurs sont des travailleurs indé­pen­dants qui peuvent décider de leur calen­drier. Oui, il y a le clas­se­ment qui fait qu’ils doivent jouer, mais cela dépend surtout des grands tour­nois, les Grands Chelems, les Masters 1000 et les Finales ATP. Nous avons décidé de renforcer les Masters 1000, mais dans ce nouveau format, si vous allez en finale, vous ne jouez qu’un match en plus par rapport à l’an­cien. De plus, des joueurs choi­sissent de jouer beau­coup d’ex­hi­bi­tions en dehors du circuit. On ne voit pas ça dans les autres sports. La ques­tion est de savoir si vous voulez vous investir dans le circuit ou en dehors du circuit. Réduire la saison ? Oui, mais il faudra alors réduire le nombre de tour­nois ATP 250. Après, les joueurs peuvent aussi décider de faire moins d’ex­hi­bi­tions et de passer plus de temps chez eux pour se reposer. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.