Corretja en remet une couche sur les adieux de Nadal : « Nous avons tous eu le senti­ment que ce n’était pas un moment épique. Il n’y a pas eu d’émo­tions fortes »

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« Je ne veux criti­quer personne, mais j’aurais aimé quelque chose de diffé­rent, de plus intense », lâchait déjà Toni Nadal, qui n’a pas vrai­ment apprécié la céré­monie orga­nisée en l’honneur de son neveu la semaine dernière à Malaga après l’éli­mi­na­tion de l’Espagne dès les quarts de finale de la Coupe Davis. 

Un avis partagé par Alex Corretja au micro d’Eurosport.

« Nous avons tous eu le senti­ment que ce n’était pas un moment épique. Il n’y a pas eu d’émo­tions fortes. C’était très diffi­cile parce que l’Espagne avait perdu quelques minutes aupa­ra­vant et que tout semblait très froid. Une fois que l’Espagne a perdu, on s’est dit qu’il fallait main­te­nant recon­naître Rafa, ce à quoi personne n’était préparé. Les images qu’ils ont montrées et les personnes qui figu­raient sur les vidéos étaient formi­dables, mais nous avions l’im­pres­sion que nous atten­dions quelque chose de plus sur le court, certains de ses anciens coéqui­piers n’étaient pas prêts, pensant que ce serait vendredi. C’était bien parce qu’ils ont fait de leur mieux et Rafa était très émotif avec la foule et tout le monde, mais pas aussi profon­dé­ment que nous l’avions imaginé. Nadal est toujours épique et nous n’avons pas eu l’im­pres­sion qu’il l’était lors de ses adieux »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.