Benneteau va fâcher Federer : « La Laver Cup n’a aucune valeur spor­tive car la sélec­tion se fait au bon vouloir de Roger et Godsick, il n’y a aucun critère sportif. Tiafoe et Fritz ne jouent pas la Coupe Davis en Chine parce qu’il n’y a pas d’argent mais ils jouent la Laver Cup parce qu’ils prennent un chèque énorme ! »

39419

Au micro des « Grandes Gueules du Sport » sur RMC, l’ex‐25e mondial et actuel capi­taine de l’équipe de France de Billie Jean King Cup, Julien Benneteau, a dézingué la Laver Cup, (la compé­ti­tion créée en 2017 par Roger Federer et son agent, Tony Godsick), qui vivait sa septième édition à Berlin ce week‐end. 

« Aujourd’hui, je te le dis, s’il n’y a pas l’argent, Tiafoe, Kyrgios et compa­gnie, c’est faux. Il n’y a aucune émotion. Quand tu gagnes même un ATP 250, il y a une valeur spor­tive. La Laver Cup n’a aucune valeur spor­tive car la sélec­tion se fait au bon vouloir de Federer et Godsick, il n’y a aucun critère sportif. La Ryder Cup (compé­ti­tion de golf sur le même prin­cipe, ndlr), il y a six joueurs quali­fiés grâce à leurs résul­tats et six autres choisis par leur capi­taine. Mais ce sont des choix spor­tifs, pas en fonc­tion de qui tu es repré­senté sur le circuit ATP, par quel agence tu es géré. Si les meilleurs joueurs sont quand même là ? Mais jamais ! Tabilo dans la sélec­tion monde, c’est le meilleur ? Il n’y a pas de critère sportif. Tiafoe et Fritz ne vont pas jouer la Coupe Davis en Chine parce qu’il n’y a pas d’argent mais ils vont jouer la Laver Cup parce qu’ils prennent un chèque énorme. Les joueurs y parti­cipent unique­ment parce que le chèque est énorme »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.